PARC INDUSTRIEL SUR UNE TERRE AGRICOLE
LA CONSEILLÈRE MUNICIPALE MARYLINE CHARBONNEAU DÉNONCE L’ABSENCE DE VISION DE LA MRC DU HAUT-RICHELIEU
 

Mme Maryline Charbonneau, conseillère municipale de L’Équipe Alain Laplante dans le district 12 s’étonne du peu de respect de la MRC à l’égard de la population de Saint-Jean-sur-Richelieu et de ses terres agricoles. Malgré les nombreux refus institutionnels et la protestation généralisée de la population, la MRC a demandé au gouvernement du Québec d’intervenir par décret pour dézoner une importante terre agricole de 187 hectares (environ 260 terrains de soccer) pour en faire un parc industriel.

« C’est un projet d’un autre siècle. S’il se réalise, c’est notre actif agricole qui sera dilapidé. On parle ici des meilleures terres agricoles du Québec, c’est une richesse que nous aurons perdue pour rien », déplore Mme Charbonneau.

Rappelons que la Commission de la protection du territoire agricole s’est prononcée sur le projet et a conclu qu’il n’était pas justifiable puisqu’il n’y a pas de pénurie de terrains industriels dans le Haut-Richelieu. Le Tribunal administratif du Québec a confirmé cette décision en appel.

De plus, la population a fait connaître à de nombreuses reprises, à ses élus, son désaccord avec le projet. Toutes les consultations à ce jour ayant mené à un refus. La perte de territoire agricole, les impacts majeurs sur le quartier résidentiel attenant et les risques environnementaux ont été évoqués par plusieurs.

« On tente de nous faire miroiter des projets industriels qui n’existent pas. Les parcs industriels de Saint-Jean-sur-Richelieu ont encore amplement d’espace. Le travail qui est à faire c’est d’optimiser l’utilisation de nos parcs industriels actuels », explique la conseillère municipale.

Le geste de la MRC a suscité de vives réactions dans le milieu. L’Union des producteurs agricoles (UPA), Vivre en ville, le Conseil régional de l’environnement, le Mouvement écologique du Haut- Richelieu et d’autres organisations civiles ont aussi fait connaître leur opposition à ce qu’ils considèrent comme une brèche majeure dans la protection du territoire agricole.

« Il est préoccupant de voir que la MRC ne considère pas l’agriculture comme un moteur de développement économique. C’est un affront à des centaines de femmes et d’hommes de notre région » conclut Maryline Charbonneau.