TOUS DOIVENT ÊTRE SENSIBILISÉS AUX COMPORTEMENTS PLUS SÉCURITAIRES
 

Une cinquantaine de participants se sont réunis le 27 mai 2017, lors d’une rencontre citoyenne, afin de discuter de sécurité à Saint-Jean-sur-Richelieu.

Sécurité routière

De façon générale, les participants souhaitent que la Ville sensibilise davantage les automobilistes, les cyclistes ainsi que les piétons à des comportements plus sécuritaires.

À Saint-Jean-sur-Richelieu, l’automobile est encore au premier plan, et ce, même lors de réfection de routes. Dans un contexte où de plus en plus de gens circulent par des modes de transport actif, il est important que tous puissent le faire de façon sécuritaire.

Plan global de réduction de la vitesse

Afin de diminuer la vitesse automobile, les participants privilégient une approche globale qui implique également des réaménagements de rues, une meilleure signalisation, de la sensibilisation citoyenne et, surtout, une plus grande surveillance policière.

Beaucoup de conducteurs ne connaissent pas bien les règles de la sécurité routière. Souvent, le seul moyen d’éduquer rapidement les gens est d’augmenter la surveillance policière et d’augmenter le nombre de constats d’infractions. De façon générale, il est mentionné que la présence policière est insuffisante dans les différents quartiers, notamment dans le village de L’Acadie.

Comme c’est le cas à Montréal, on suggère que d’autres personnes que les policiers puissent être habiletés à donner des contraventions. Les policiers coûtent chers et peuvent être utilisés à meilleur escient. Ainsi, des étudiants en technique policière pourraient être embauchés afin de mener des activités de sensibilisation auprès des cyclistes, piétons et automobilistes.

L’idée de limiter à 40 km/h la vitesse automobile dans les secteurs résidentiels a été bien accueillie par les participants. Le Gouvernement du Québec promeut cette idée auprès des municipalités. En diminuant la vitesse de 50 à 40 km/h, le champ de vision périphérique de l’automobiliste augmente considérablement et la distance d’arrêt passe de 62 à 45 mètres. Ainsi, en cas de collision avec un piéton, la probabilité de décès du piéton passe de 75% à 35%.

Avant d’effectuer des modifications importantes à la circulation ou aux règles de circulation, il serait important d’organiser des rencontres citoyennes afin d’entendre et de considérer leurs opinions.

À certains endroits, la réduction de la vitesse doit passer par des aménagements de rues ou une signalisation plus adéquate. La présence d’arbres en bordure d’une rue a un effet sur la vitesse des automobilistes. Dans certaines municipalités, comme à Chambly, les passages piétonniers ou les intersections importantes sont surélevés. D’autres municipalités rétrécissent les voies à l’approche du passage piétonnier. Dans le Vieux-Québec, on retrouve sur la chaussé des lignes courbes qui désorientent les automobilistes et qui a pour effet de ralentir la circulation.

Priorité aux piétons

Au Québec, comparativement à d’autres provinces, la priorité aux piétons est rarement respectée, et ce, malgré les lignes d’arrêt et les passages piétonniers clairement indiqués. Il s’agit d’un problème difficile à régler. Par contre, on cite en exemple la municipalité de Magog où, dès qu’un piéton met le pied dans la rue, les véhicules s’arrêtent.

À Saint-Jean-sur-Richelieu, les passages piétonniers ne sont pas très bien identifiés. Les lignes jaunes sont souvent trop pâles. De plus, le temps alloué aux piétons par les feux de circulation est souvent trop court.

Nos rues ont été conçues à une époque où on ne tenait pas compte des nouvelles connaissances en matière de sécurité et de transport actif. Certaines rues ne sont pas assez larges pour ajouter des pistes cyclables aux voies déjà présentes.

Par ailleurs, il n’y a pas que les automobilistes à éduquer. Il serait aussi important d’éduquer les cyclistes et les piétons. Plusieurs ne respectent pas le code de la route et se mettent à risque.

Carrefour giratoire du boulevard Saint-Luc

L’aménagement et la sécurité du carrefour giratoire, à l’angle du boulevard Saint-Luc et de la rue Douglas, ont occupé une bonne partie des discussions. Ce carrefour giratoire a été mal conçu. Tous jugent cette intersection très dangereuse, notamment pour les piétons, et tous appréhendent les problèmes de circulation qu’amènera le futur cinéma. Le fonctionnement du carrefour giratoire est encore difficile pour bien des gens. En raison de l’absence de lignes, les automobilistes ne comprennent pas le fonctionnement des deux voies et s’arrêtent avant d’entrer.

Intersection des rues Douglas et Lemoyne

L’intersection des rues Douglas et Lemoyne est également jugée très dangereuse par les citoyens qui souhaitent l’ajout d’un arrêt obligatoire sur la rue Douglas. La rue Douglas est trop large pour une voie mais pas assez pour deux. Cela incite les gens à rouler trop vite. De plus, la ligne d’arrêt sur la rue Lemoyne ne peut pas être respectée en raison de la présence de la piste cyclable et de la courbe sur la rue Douglas. Une pétition sera lancée afin d’exiger au conseil municipal un arrêt à ce coin des rue Douglas et Lemoyne.

Situations problématiques

La situation est vraiment dangereuse sur la rue Marie-Derome où, trop souvent, les gens ne font pas complètement leur arrêt.

Sur la route 104 en direction de Laprairie, la vitesse a été récemment réduite à 70 km/h mais les automobilistes ne sont pas encore habitués. Le panneau qui affiche la vitesse aux automobilistes amène un rappel utile mais de courte durée ce qui ne donne pas les effets escomptés.

De façon générale, à Saint-Jean-sur-Richelieu, on trouve que le nombre d’interdictions de virage à droite sur feu rouge est beaucoup trop élevé. Par contre, à certains endroits où il devrait y en avoir un, comme près de l’école Beaulieu, il n’y en a pas.

L’hiver, la butte dans le parc Yvan-Roy, près de la Cité des tours, est dangereuse. Les jeunes y glissent et peuvent frapper des obstacles.

Sécurité des écoliers

On se questionne sur la raison pour laquelle il n’y a pas de brigadier scolaire du côté d’Iberville. Comme tous paient le même niveau de taxes et que le salaire des brigadiers est à la charge de la Ville, il y a un problème d’équité entre les secteurs.

Pour accompagner les groupes d’enfants de façon sécuritaire, on propose d’encourager des services bénévoles de type trottibus.

Réseau cyclable

À Saint-Jean-sur-Richelieu, les pistes cyclables sont terribles. Il y a plusieurs pistes non reliées entre elles. De plus, le marquage au sol est souvent effacé et il y a peu de poteaux délimitant les pistes.

Centre-ville

Lors de la rencontre citoyenne, il fut également question de la sécurité au centre-ville où l’on souhaite une plus grande présence policière. Beaucoup d’investissements ont été faits pour le centre-ville afin d’attirer les citoyens mais il est peu fréquenté à cause du manque de stationnements ou parce que les gens ne s’y sentent pas en sécurité, de jour comme de soir.

Lutte à la pauvreté

Selon les participants, l’amélioration de la sécurité passe nécessairement par la lutte à la pauvreté et par la création d’emplois. Il faut aussi améliorer l’intégration des immigrants.

Les grandes industries qui ont quitté Saint-Jean-sur-Richelieu n’ont pas vraiment été remplacées. Notre situation économique n’est pas très reluisante et les autorités semblent se fermer les yeux sur les problématiques de pauvreté et de santé mentale.

On souhaite que la Ville appuie davantage les organismes et intervenants qui s’occupent des différentes problématiques sociales. Tant qu’il n’y aura pas d’investissement dans le logement social et qu’on n’aura pas de plan pour lutter contre la pauvreté, la situation ne pourra pas s’améliorer.

L’itinérance a augmenté au centre-ville et il n’y a aucun refuge pour héberger les gens qui se retrouvent en difficulté. Il faut les envoyer à Longueuil ou à Montréal. Contrairement à nous, d’autres municipalités, de plus petite taille, ont des ressources.